Je republie un article écrit avec Claudine Moïse, sociolinguiste, sur la question de l’emprise. Cet article a été rédigé pour l’ouvrage collectif Discours de haine et de radicalisation. Les notions clés, sous la direction de N. Lorenzi Bailly et C. Moïse, ENS édition, Lyon, publié en 2023.
Il est à présent disponible en ligne sur Open Edition book (https://books.openedition.org/enseditions/43935)
En amont de la rédaction de cet article, j’avais mené, avec Dorra Mameri-chaambi, historienne, politiste et islamologue, des temps de formation sur la question de la radicalisation pour des professionnels de la Seine-Saint-Denis, où nous faisions réagir les stagiaires à un podcast d’Arte-Radio intitulé « Un faux prophète ».
L’écoute de ce podcast, avant la lecture de l’article est recommandé.
Emprise, n. f., vient du verbe latin populaire impredere, qui signifie « saisir ». Il a donc la même racine que les mots qui évoquent le fait de saisir physiquement (« préhension », « emprisonner », « prédation ») ou par l’esprit (« apprendre », « appréhender », « apprentissage », « comprendre »).
L’emprise en psychologie
Dans Trois essais sur la théorie de la sexualité, Sigmund Freud parle de « pulsion d’emprise », qui peut aussi se traduire par pulsion de « maîtrise », de « domination » ou de « pouvoir » (1962, p. 89). Cette pulsion se manifeste chez l’enfant de 1 à 3 ans sous la forme d’un désir d’attraper, de tenir fermement, qui peut induire des actes de « cruauté » (tirer la queue du chat par exemple). Elle permet au moi de s’affirmer à une période où l’enfant reste dépendant de son environnement. L’enfant parvient généralement à sublimer cette pulsion en la transformant en « pulsion de savoir », l’apprentissage et l’exploration du monde étant une autre manière de le contrôler.
La psychologie définit ensuite la notion de « relation d’emprise », quand une personne dominante génère un état de soumission, de dépendance qui induit chez le ou la dominé.e une perte de sa propre subjectivité et un renoncement à ses désirs, perçus comme intolérables par la personne dominante. L’emprise sectaire (Maes 2010) est caractérisée par la soumission de l’adepte au gourou, cette soumission, mais aussi le « sacrifice » de ses propres désirs et la coupure avec le monde, étant posés comme conditions de réalisation d’un idéal et d’une promesse de transformation.
L’emprise et le discours d’embrigadement
Le faux prophète : un djihadiste des années 1990-2000
Si l’embrigadement dans une organisation djihadiste ne se réduit pas à une relation d’emprise, la notion d’emprise éclaire la dimension auto-sacrificielle de l’engagement, le renoncement à soi du djihadiste. Pour aborder la question de l’emprise en contexte de radicalisation, nous nous appuierons sur un document radiophonique de 2017 réalisé par Claire Robiche pour Arte radio et intitulé Un faux prophète, reportage construit à partir du témoignage d’un djihadiste dit repenti.
Claire Robiche préserve l’anonymat du « faux prophète », mais nous pouvons déduire de ses propos qu’il a une quarantaine d’années, qu’il a été délinquant juvénile, puis condamné pour meurtre. Il s’est socialisé au lendemain de la « marche des beurs » (1983) et appartient donc à une génération qui a souvent vu ses espoirs d’intégration déçus et qui a pu rechercher dans l’islam un levier identitaire pour restaurer un sentiment de dignité. Sa jeunesse a été marquée par la guerre d’Afghanistan (1979-1992), la guerre civile algérienne (1990-2000), puis par les attentats du GIA à Paris en 1995 (le « faux prophète » nous dit avoir commencé à prendre ses distances avec le djihadisme après sa rencontre en prison avec des auteurs des attentats contre les RER Saint-Michel et Quai d’Orsay). Il se radicalisera en prison, ce qui est un parcours classique (Khosrokhavar 2004). Au moment où il témoigne, le « faux prophète » est devenu technicien du spectacle et il s’essaie à l’écriture poétique. Il raconte comment il s’est désisté quand on lui a fait comprendre que l’objectif de son organisation n’était plus de former des combattant.es pour des terres de djihad, mais des terroristes qui frapperaient dans les rues de Paris.
Les jeunes Français musulmans des années 1990 présentent des différences notables avec les jeunes djihadistes actuels. Ils sont fortement marqués par la question palestinienne et par le passé colonial, encore actif dans la mémoire familiale, alors que les djihadistes actuels ont tendance à considérer la colonisation comme une punition divine infligée à des musulmans et des musulmanes qui s’étaient détourné.es de la « vraie » foi (Ben Brahim 2016, p. 228).
Le « faux prophète » se déclare « frère muz », mais sans référence évidente à la confrérie des Frères musulmans, qui est vouée aux gémonies par les salafistes djihadistes actuels. Par-delà ces différences, le but reste le même : en découdre avec un Occident accusé d’orchestrer un complot contre les musulmans et les musulmanes : « l’objectif, c’est clairement de toute manière d’offrir un clash des civilisations » (15’42’’-15’46’’), dit-il. Les moyens restent les mêmes : la mise en œuvre d’une emprise mentale et d’un recrutement sectaire d’individus qu’il faut convertir à une politique de violence terroriste.
La prière est l’accomplissement de la religion et le summum de la religion en est le djihad. Voilà c’est ce qu’on prône après. Après on se sert de hadiths, pour dire aux gens : « il faut mourir en martyr ». Il faut faire la guerre. La guerre sainte, la vraie guerre sainte. On va égorger des gens. Et donc il y a ce martèlement de dire que dans le contexte actuel, on n’a pas le choix. (4’41’’-5’00’’)
Les compétences du recruteur
Insécures, les prisons sont pour les recruteurs et les recruteuses des lieux de prédilection où les jeunes détenus sans attaches ni ressources sont très vulnérables et recherchent des protections :
Tu sais si t’es humilié au quotidien et que en plus, […] tu subis des violences ou des humiliations de la part des détenus, bah […] là les frères musulmans ils te proposent quelque chose justement. Ils te disent : « Voilà tu vois même la violence de la prison elle existe pas pour nous. ». Parce qu’on est soudés entre nous et qu’on laisserait pas faire une mise à l’amende […]. Donc ils te proposent une espèce de bulle où tu peux être un peu plus libre, tu vois, un peu plus apaisé. (1’10’’-1’53’’)
Le recruteur offre sa protection comme un service rendu qui génère une dette symbolique, laquelle engage la relation d’emprise et la formulation de premières exigences :
C’est un échange. Mais c’est pas un échange spontané. Un service en vaut un autre. C’est le principe de la mafia, ça. Mais c’est à peu près pareil, sauf qu’il y a que c’est sous le couvert de la solidarité, de la fraternité islamique, tu vois ? (20’07’’-20’21’’)
L’inféodation est toutefois un vrai travail qui demande du temps :
Il y a un cheminement quand même. C’est pas non plus quelque chose t’arrives tu dis : « Non il faut que t’ailles mettre des bombes ». Tu peux pas faire comme ça. T’es obligé d’y aller un peu progressivement quand même. T’es obligé d’y aller aussi avec un discours intelligent. (13’22’’-13’31’’)
Le recruteur ou la recruteuse doit choisir méticuleusement ses proies, car tout le monde n’est pas sensible à une relation d’emprise. « Si le mec il a des forts liens avec sa famille, jamais tu arriveras à lui retourner vraiment le cerveau. Il faut quand même que la structure familiale soit un peu égratignée » (14’53’’-15’02’’). La radicalisation est souvent liée à des vulnérabilités psychiques et l’emprise djihadiste réactualise des liens d’emprise vécus dans la famille (Bouzar et Hefez 2017, p. 131).
Un rituel de passage
On pourrait comparer le processus d’emprise à un rite de passage. L’anthropologue Arnold Van Gennep (2014 [1909]) a décrit les rites de passage comme étant structurés en trois étapes.
La première est celle de la séparation de l’individu de son groupe d’appartenance. La séparation est physique, symbolique et ritualisée par des purifications et un enfermement dans des espaces coupés du monde et interdits aux non-initié.es. Le « faux prophète » nous relate comment il a créé un lieu d’enfermement psychique au sein même de la prison. Il a installé un rapport de force avec l’administration pénitentiaire pour qu’il n’y ait plus que des musulmans à son étage, il a proscrit, en invoquant des préceptes religieux, tout contact avec le monde extérieur, interdisant la télévision et les contacts avec les femmes – donc avec l’infirmière et les enseignantes. Il impose l’usage de l’arabe pour ne pas être compris des gardiens. Il alimente l’hostilité avec eux. Mais surtout, il s’emploie à casser les liens du détenu avec sa famille
Faut casser l’image familiale en fait. Que même il se sente incompris par sa famille. Que tu deviennes son seul repère. Que l’islam devienne son seul repère surtout. (15’03’’-15’12’’)
Le deuxième temps consiste dans une phase dite de liminarité. Durant cette phase, l’initié.e est confronté.e à des épreuves inattendues qui doivent le plonger dans la confusion et dans un état d’exaltation, de perte de ses points de repères habituels. Le recruteur ou la recruteuse doit faire preuve de créativité pour occuper l’esprit du recruté ou de la recrutée, car la vie d’un détenu ou d’une détenue est caractérisée par la vacuité. Il lui faut multiplier les activités répétitives, en particulier les entraînements sportifs, les prêches et les prières :
Ça monte très vite à une vingtaine de prières par jour en fait (7’10’’-7’13’’). […] Tu dis aux gens, ben voilà il faut que tu lises deux hisbas [principes d’ordonnancement du bien et d’interdiction du mal] par jour, il faut qu’on fasse minimum une prière en commun par jour. En fait, faut pas que tu relâches ton emprise non plus. (12’10’’-12’18’’)
Le recruté ou la recrutée apprend par cœur des sourates : « La plupart, faut pas oublier, c’est des convertis. Aucun ne sait lire et écrire l’arabe. La plupart ils apprennent l’arabe en phonétique » (9’37’’-9’43’’), précise-t-il. « Les sectes, observe Jean-Claude Maes, font un usage abondant de slogans et de chants, et de façon plus générale, de techniques qui bloquent la réflexion, qui affectent les adeptes à des tâches monotones et répétitives telles que réciter, psalmodier ou recopier des textes, etc. » (Maes 2010, p. 28). Le recruteur ou la recruteuse doit envahir le psychisme du recruté ou de la recrutée :
En fait, faut pas que tu relâches ton emprise non plus… […] C’est comme si tu lavais le cerveau. Et après une fois que tu as commencé à lui bouffer le cerveau, bah tu bouffes le cerveau complètement. (14’46’’-14’52’’)
Vient, enfin, la troisième phase, celle qui prépare un retour dans le monde. C’est celle de l’agrégation : au terme du rituel, l’individu est réintégré dans la communauté, mais à une nouvelle place qui débouche sur la mort et la violence. L’initié.e est invité.e à se projeter dans des passages à l’acte pour devenir un djihadiste accompli :
Et après je faisais des cours particuliers. […] C’était pour des sujets bien particuliers, des sujets qu’on parle pas en promenade. On refaisait des kalachs en carton pour expliquer aux gens le système d’une kalach à démonter à remonter. […] J’ai appris dans mes formations comment faire une bombe. (11’26’’-11’55’’)
Il faut aussi les amener à commettre des actes de violence, notamment à l’encontre d’autres détenu.es, passages à l’acte qui permettent de tester l’obéissance des recrues :
Ça acère ton pouvoir. Parce que l’individu qui veut pas y aller, que tu vas envoyer, si il y va pas, tu vois, pour lui, c’est dangereux. Généralement, je vais pas te mentir, généralement, les mecs, ils y vont à fond. Ah, ils font pas semblant. (21’18’’-21’30’’)
Puis ils sortent de prison pour aller vers des théâtres de guerre :
Et une fois que tu as fait tout ce cheminement-là, bah t’as un petit djihadiste qui est prêt à partir à la guerre. Il s’en fout de mourir martyr ou pas martyr. Mais il est prêt à partir à la guerre. Et le but c’est ça en fait. Le but c’est d’avoir un maximum d’individus pour aller combattre. (15’26’’-15’42’’)
La dimension discursive
À travers le récit, on peut saisir les éléments discursifs qui participent de l’emprise. Le discours manipulateur joue sur les trois facettes du discours, logos, ethos et pathos.
Le logos, la force du discours reposant sur une argumentation raisonnée et raisonnable, est à la base du discours d’emprise. On doit croire ce qui est exprimé dans une logique argumentative qui peut aller, poussée à l’extrême, dans le sens d’une théorie du complot. La logique porte sur des faits liés à l’humiliation historique (le terme humiliation revient cinq fois dans le récit), qui entraîne logiquement (connecteur de conséquence « donc ») un sentiment de rejet (« la haine elle monte »). L’efficacité du propos est à mettre en lien avec le fait que ces jeunes ont souvent peu de connaissances historiques et ne sont pas capables de contre-argumenter pour défendre la complexité des rapports de pouvoir historiques. Le « faux prophète » décrit ainsi le discours de celui qui fut son propre recruteur :
Au bout d’un moment bah j’ai… j’ai trouvé que son discours était rationnel, tout simplement. Le mec il était pas là à me dire… m’inventer des choses. Il s’arrêtait pas à te dire : « Non mais tu sais il y a les étoiles, il y a Dieu ». Non. Il prenait juste des faits historiques. […] et puis ainsi de suite et donc les frères muz ils t’expliquent les choses et donc ils te disent « mais regarde en fait c’est de la politique, hein, c’est de la géopolitique au final, il y a de la manipulation ». On t’explique que c’est les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Qu’on veut pas te dire : « Bah oui l’armée française allait pas reconnaître officiellement que oui, il y avait des tortures en Algérie, qu’on coupait, qu’on violait des femmes ». Ils te mettent tout ça en avant et donc systématiquement la haine elle monte. (2’47’’-3’26’’)
L’usage d’une argumentation raisonnée passe par la conscience de construire une démonstration à ses fins propres en déformant et détournant la réalité des textes, dont le Coran :
Non il faut que t’ailles mettre des bombes. Tu peux pas faire comme ça. T’es obligé d’y aller un peu progressivement quand même. T’es obligé d’y aller aussi avec un discours intelligent. Par exemple sur le djihad. En fait ils traitent plusieurs fois de la guerre dans le Coran. Pour faire la guerre c’est certaines circonstances. Mais ça tu… c’est pas que tu le caches mais… tu vas pas non plus être clair sur tous les sujets, tu vois. Tu rentres pas dans le détail quoi. (13’24’’-13’46’’)
Le discours raisonnable passe aussi par une langue dite pure : « On échange en arabe littéraire, on essaie de pratiquer une langue pure aussi » (6’25’’-6’29’’). On sait combien l’idéologie de la pureté de la langue va avec le sentiment d’une pensée supérieure. Pureté, qualité et contrôle social sont attribués à une langue qui transcenderait toute trivialité linguistique et sociale et assurerait à ses locuteurs et locutrices une domination éclairée (Moïse 2009). La langue pure est la langue sacrée de la religion, ce qui explique aussi le poids du Coran comme relai discursif : « Y a pas de philosophie, y a pas de littérature, y a pas de tout ça hein. C’est le Coran, le Coran, le Coran et rien d’autre que le Coran » (12’19’’-12’25’’).
Les effets de logos sont étroitement liés à ceux du pathos, de l’émotion mise en discours. L’émotion s’exprime selon plusieurs procédés. L’emploi d’un « on » exclusif, qui manifeste la reconnaissance du groupe, en regard du mépris ressenti, débouche sur un déontique (« on doit se serrer les coudes ») qui commande un passage à l’action incontournable.
Et les seuls à te proposer réellement des repères à l’époque, bah c’est les frères musulmans en fait. Ils sont là et ils te disent : « Écoute on est une communauté, on est une nation », même pas une communauté. On te dit : « on est une nation, on est des frères, on doit se serrer les coudes ». Et t’as besoin de quelque chose où tu te sens soutenu. (0’55’’-1’10’’)
L’émotion se construit aussi par la répétition, qui entraîne une certaine exaltation et qui indique une voie unique à suivre : « Et donc il y a ce martèlement de dire que dans le contexte actuel, on n’a pas le choix » (4’57’’-5’00’’).
Enfin, l’emprise passe par une mise en scène de soi, effet d’ethos évident. « Il y avait des matons ils m’appelaient Oussama Ben Laden » (10’20’’-1’22’’), affirme-t-il non sans fierté. Il a développé ses propres capacités de séduction (seducere signifie à la fois « détourner », « amener à soi » et « conduire à l’écart », ce que fait bien la secte). Il s’est créé un personnage quasi théâtral avec son « nom de scène » (une qouniya, c’est-à-dire un surnom composé de Abou « père de », suivi d’un prénom ou d’un qualificatif). Il adopte un « costume » (le kamis, la barbe, la tabaâ, une marque sur le front qui « témoigne » de sa piété), acquiert un « rôle » (celui d’un vengeur de l’islam) et s’approprie le « texte » qu’il doit interpréter (des prêches, des admonestations…).
Mais le recruteur ou la recruteuse doit avoir un talent d’improvisateur.trice pour créer des situations spectaculaires, en tenant compte des réactions du « public », qui réagira à ses actions et ses provocations :
Demain j’arrive dans une prison, je veux m’attirer la sympathie de mes frères musulmans, je vais arriver, je vais faire direct la prière en promenade. Je sais où ça va me mener. Ça va me mener tout droit au mitard. Mais imagine ce que vont penser les musulmans. […] « Regardez comment ils traitent les frères musulmans. » Quand tu sors du mitard t’as la sympathie de tous les frères muz. (7’59’’-8’30’’)
Le recruteur ou la recruteuse est aussi un metteur en scène qui permet à ses affidés d’exister à leur tour devant un public :
Après l’effet de groupe fait peur. Tu vois en plus, bon, t’as vingt barbus, avec des taches sur le front, des mecs qui s’entraînent aux arts martiaux, tu vois, qui s’entraînent au combat. (5’52’’-06’03’’)
Synthèse
L’emprise joue un rôle central dans les processus d’embrigadement psychologique. Elle s’appuie sur une protection liée à une vie ritualisée et rassurante. D’un point de vue discursif, elle joue sur des procédés de manipulation qui s’actualisent en discours par une argumentation à la fois logique et pathémique. Elle apporte sécurisation et repères à des sujets vulnérables, mais elle entrave leur liberté de pensée.
Bibliographie
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– Ben Brahim Achraf, 2016, L’emprise. Enquête au cœur de la djihadosphère, Paris, Lemieux éditeur.
– Bouzar Dounia et Hefez Serge, 2017, Je rêvais d’un autre monde. L’adolescence sous l’emprise de Daesh, Paris, Stock.
– Freud Sigmund, 1962, Trois essais sur la théorie de la sexualité, B. Reverchon-Jouve trad., Paris, Gallimard.
– Khosrokhavar Farhad, 2004, L’islam dans les prisons, Paris, Balland.
– Maes Jean-Claude, 2010, Emprise et manipulation. Peut-on guérir des sectes ?, Bruxelles, De Boeck.
10.3917/dbu.maes.2010.01
– Moïse Claudine, 2009, « Le poids de la langue française, entre sentiment de menace et dynamiques langagières », M. Gasquet-Cyrus et C. Petitjean éd., Le poids des langues. Dynamiques, représentations, contacts, conflits, Paris, L’Harmattan, p. 237-253.
– Robiche Claire, 2017, « Un faux prophète », Arte radio. En ligne : [https://www.arteradio.com/son/61658673/un_faux_prophete / Version avec sous-titre. En ligne : [https://www.youtube.com/watch?v=6MfWAeRqybU]
– Van Gennep Arnold, 2014 [1909], Les rites de passage, édition publiée dans le cadre de la bibliothèque numérique « Les classiques des sciences sociales », Université du Québec, et réalisée à partir de l’édition Paris, Librairie Stock, 1924. En ligne : [http://classiques.uqac.ca/classiques/gennep_arnold_van/rites_de_passage/rites_de_passage.html]


